DIMANCHE 19 SEPTEMBRE 15H30

PROMENADE GUIDÉE

SUR LES PAS DE MIQUI

Les céramiques de Max van der Linden

Julos Beaucarne le décrit comme  « L’homme qui faisait des étoiles avec de la boue »
Nous vous proposons une promenade guidée à travers les lieux emblématiques de Miqui avec les explications passionnantes des ses céramiques par son neveu André Terlinden.

La promenade va débuter au Vert Galant (Place communale, 5 1320 Beauvechain) à 15h30. Après la visite guidée des céramiques, vous allez vous garer près de l’église Saint-Martin à Tourinnes la Grosse et faire une promenade à pied en passant par la ferme d’Agbiermont jusqu’à la Chapelle Gosin, pour être de retour à l’église à temps pour le concert de 18 heures. Les chaussures de marche ou des baskets sont recommandées, car vous allez emprunter les chemins de campagne.

Le groupe étant limité à 25 personnes, la réservation est indispensable.

Max van der Linden

Max van der Linden, dit Miqui, naît en 1922 à Nodebais où sa famille est établie depuis longtemps. Eduqué dans le milieu rural encore très traditionnel de l’avant-guerre, il entame, après ses humanités anciennes, des études de philosophie et théologie au Grand Séminaire de Malines, études qu’il choisit de quitter en 1945.

Il remplit alors ses obligations militaires puis suit brièvement les cours de Sciences Politiques et Sociales à l’Université Catholique de Louvain. Il est ensuite admis à l’Institut National Supérieur des Arts décoratifs- La Cambre- où il suit l’enseignement de Pierre Caille et réalise finalement là sa véritable vocation, s’adonner à la passion qui l’anime depuis l’enfance en racontant des histoires modelées dans la terre.

Après quatre ans d’études de la céramique- il obtient son diplôme en 1950-, et deux ans de stage à l’usine Cérabel à Baudour, il établit son atelier dans la ferme d’Agbiermont à Nodebais en 1952.

Dans ce lieu ouvert à tous, il partage son temps entre son métier de céramiste et l’accueil de visiteurs et amis venus de tous horizons.

Soucieux de sortir de leur isolement les jeunes et les moins jeunes des villages environnants, Miqui s’est efforcé d’impliquer les uns et les autres dans des activités culturelles créatives. Dès 1953 se succèdent spectacles, concerts, conférences dont il est l’inlassable orchestrateur. Ces moments privilégiés, très féconds en interpellations et échanges, ont marqué la vie de plus d’un.

L’œuvre de Max van der Linden se déploie tout au long de la deuxième moitié du vingtième siècle. Guidée par un sens très large du sacré, ancrée dans la vie quotidienne et la ruralité, elle aborde fréquemment des thèmes tels la musique, la solitude, la mort, l’angoisse devant les mutations chaotiques ou angoissantes du monde contemporain. Il y demeure toutefois l’évocation discrète d’une autre issue à travers un geste de solidarité, une rencontre par-delà les conventions, un détail humoristique.

Ce message selon lequel chacun à sa manière est sacré et nécessaire au devenir de l’humanité, Miqui s’est efforcé de l’exprimer durant près de 50 ans au travers des concours d’art et parcours d’artistes, des spectacles et expositions organisés dans le cadre des fêtes de la Saint Martin à Tourinnes-la-Grosse.

Miqui, que le Roi Baudouin avait honoré de son amitié et qu’il avait fait Baron en 1992, décède en pleines fêtes de la Saint Martin le 25 novembre 1999.