“L’homme qui faisait des étoiles avec de la boue.” Julos Beaucarne

” J’ai toujours eu le besoin de rassembler, ma conviction la plus profonde étant que nous ne sommes rien les uns sans les autres.”
Max van der Linden (1967)

SAMEDI 30 MARS À 18H
VERT GALANT

VISITE GUIDÉE

La salle musée Vert Galant à Beauvechain accueille l’exposition permanente d’une trentaine de céramiques de Max van der Linden. La visité guidée dans le cadre du Festival est proposée par André Terlinden, qui depuis 20 ans assure la pérennité de ses œuvres. Pour garantir la qualité de l’écoute, le nombre est limité à 30 personnes, réservation est obligatoire info@maxfestival.be. Une visite supplémentaire pour un groupe peut être organisée sur demande.

Max van der Linden, dit Miqui, naît en 1922 à Nodebais où sa famille est établie depuis longtemps. Eduqué dans le milieu rural encore très traditionnel de l’avant-guerre, il entame, après ses humanités anciennes, des études de philosophie et théologie au Grand Séminaire de Malines, études qu’il choisit de quitter en 1945.

Il remplit alors ses obligations militaires puis suit brièvement les cours de Sciences Politiques et Sociales à l’Université Catholique de Louvain.

Il est ensuite admis à l’Institut National Supérieur des Arts décoratifs- La Cambre- où il suit l’enseignement de Pierre Caille et réalise finalement là sa véritable vocation, s’adonner à la passion qui l’anime depuis l’enfance en racontant des histoires modelées dans la terre.

Après quatre ans d’études de la céramique- il obtient son diplôme en 1950-, et deux ans de stage à l’usine Cérabel à Baudour, il établit son atelier dans la ferme d’Agbiermont à Nodebais en 1952.

Dans ce lieu ouvert à tous, il partage son temps entre son métier de céramiste et l’accueil de visiteurs et amis venus de tous horizons.

Soucieux de sortir de leur isolement les jeunes et les moins jeunes des villages environnants, Miqui s’est efforcé d’impliquer les uns et les autres dans des activités culturelles créatives. Dès 1953 se succèdent spectacles, concerts, conférences dont il est l’inlassable orchestrateur. Ces moments privilégiés, très féconds en interpellations et échanges, ont marqué la vie de plus d’un.

L’œuvre de Max van der Linden se déploie tout au long de la deuxième moitié du vingtième siècle. Guidée par un sens très large du sacré, ancrée dans la vie quotidienne et la ruralité, elle aborde fréquemment des thèmes tels la musique, la solitude, la mort, l’angoisse devant les mutations chaotiques ou angoissantes du monde contemporain. Il y demeure toutefois l’évocation discrète d’une autre issue à travers un geste de solidarité, une rencontre par-delà les conventions, un détail humoristique.

Ce message selon lequel chacun à sa manière est sacré et nécessaire au devenir de l’humanité, Miqui s’est efforcé de l’exprimer durant près de 50 ans au travers des concours d’art et parcours d’artistes, des spectacles et expositions organisés dans le cadre des fêtes de la Saint Martin à Tourinnes-la-Grosse.

Miqui, que le Roi Baudouin avait honoré de son amitié et qu’il avait fait Baron en 1992, décède en pleines fêtes de la Saint Martin le 25 novembre 1999.

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