Samedi 17 septembre, 20h

ÉGLISE SAINT-MARTIN
TOURINNES-LA-GROSSE

La perfection

Orchestre Royal de Chambre de Wallonie
Soliste : Irina Lankova, piano

Programme :

Felix Mendelssohn (1809-1847), Symphonie No.2 en Ré majeur
Jean-Sébastien Bach (1685-1750), Concerto pour piano et orchestre No. 7 in G mineur, BWV 1058
Felix Mendelssohn, Symphonie No.7 en Ré mineur

Il est difficile d’imaginer aujourd’hui que l’un des plus célèbres des compositeurs, Jean-Sébastien Bach, a pu tomber dans l’oubli après sa mort. Et pourtant, avec l’arrivée du classicisme en 1750, ses œuvres ne retournent dans les programmes de concerts que seulement 70 ans plus tard, grâce à Félix Mendelssohn.
Mendelssohn a fait la connaissance de Bach par l’intermédiaire de son professeur Carl Friedrich Zelter qui a utilisé « la méthode Bach » (« L’Art de l’écriture pure en musique » écrit par Johann Philipp Kirnberger, le professeur de Zeltler et élève de Bach) pour enseigner à l’enfant prodige de la composition. Entre 1821 et 1823, lorsqu’il avait 12-14 ans, Mendelssohn écrivit 12 symphonies pour cordes comme exercices de composition.
Vous en entendrez ce soir la deuxième, la symphonie n° 2 en ré majeur. Elle suit le modèle des symphonies en trois mouvements de Carl Philipp Emanuel Bach, mais regorge de mélodies élaborées en contrepoint, à l’imitation du grand maître.
Lorsque Mendelssohn apprendra à connaître la musique de Haydn, il adaptera son modèle symphonique : la symphonie n° 7 en ré mineur contient un mouvement supplémentaire, le menuet. Dans cette symphonie, vous retrouverez le style contrapuntique et dans le dernier mouvement même le style fugué appris de Bach.

Composé en 1738 à Leipzig, le concerto en sol mineur de Jean-Sébastien Bach est la version pour clavier du Concerto pour violon BWV 1041. La structure de l’œuvre originelle est héritée de l’école italienne avec ses trois mouvements caractéristiques : vif, lent, vif. Bach équilibre à la perfection les passages dédiés au tutti et au soliste : plutôt que d’opposer le matériau du soliste à celui de l’orchestre, les deux sont fortement intégrés, le soliste élaborant des motifs d’abord introduits par l’orchestre, et vice-versa. L’écriture de Bach est caractérisée par sa texture polyphonique élaborée avec une série de jeux en imitation et dans le raffinement de son architecture.

© Jean-Baptiste Millot

Irina Lankova, piano

« Irina Lankova va vous faire aimer le classique », affirme l’Écho. Dotée d’un charisme naturel et d’une grande sensibilité, Irina Lankova apporte un regard personnel et frais au répertoire classique du piano. Ses récitals sont acclamés dans le monde entier et se distinguent par ses interprétations expressives et poétiques, une riche palette de couleurs et la grande qualité du son.

Décrite par la presse internationale comme une pianiste au toucher « véritablement poétique » (The Independent) et au jeu de « couleurs infinies » (La Libre Belgique), Irina Lankova vit en Belgique depuis plus de deux décennies, tout en se produisant sur les scènes prestigieuses à travers le monde : Carnegie Hall à New York, Wigmore Hall à Londres, Salle Gaveau à Paris, Flagey à Bruxelles, Piano Folies, Sagra Musicale Umbra, Cidades das Artes à Rio, etc.

Irina Lankova est diplômée avec les plus hautes distinctions de l’École Gnessine à Moscou et du Conservatoire Royal de Bruxelles. Elle a reçu les enseignements des grands maîtres de l’école russe tels que Evgenij Mogilevsky, lui-même l’élève de Heinrich Neuhaus, et, plus tard, les conseils personnels de Vladimir Ashkenazy. Héritière de l’école russe, elle attache la plus grande importance à la qualité du son et du phrasé, et est reconnue pour la palette colorée et la nature lyrique de ses interprétations : « Elle travaille sur les canevas sonores très riches, invoquant les ambiances et les atmosphères avec une autorité incontestable » (The Independent)

Site : https://www.irinalankova.com/welcome 

 

© Rino Noviello

Orchestre Royal de Chambre de Wallonie

L’Orchestre royal de chambre de Wallonie est le plus ancien orchestre de chambre belge et réputé pour son excellence.

L’ensemble, fondé en 1958 sous le nom Les Solistes de Bruxelles par la violoniste Lola Bobesco, devenu Ensemble d’archets Eugène Ysaye et enfin Orchestre royal de chambre de Wallonie, a été dirigé par des violonistes tels Philippe Hirshhorn, Jean-Pierre Wallez, Georges Octors et Augustin Dumay. Le pianiste Frank Braley a assuré la direction musicale de 2014 à 2020. Depuis 2020, Vahan Mardirossian lui a succédé. L’ensemble se produit aussi régulièrement sous la direction de son violon conducteur, Jean-François Chamberlan.

L’orchestre est devenu un complice régulier du Concours musical international Reine Élisabeth de Belgique. Outre ses nombreuses prestations en Belgique, en Région wallonne — en particulier à Mons où il a établi sa résidence — et à Bruxelles (Palais des Beaux-Arts, Flagey), l’ensemble s’est produit dans des salles renommées et dans le cadre de festivals réputés comme le Concertgebouw d’Amsterdam, le Théâtre des Champs-Élysées à Paris, La Folle Journée de Nantes, le Festival de Menton, ainsi que dans diverses capitales culturelles.

L’ORCW est un invité régulier du Max Festival.