Dimanche 20/09 à 6h du matin
ÉGLISE SAINT-MARTIN
TOURINNES-LA-GROSSE
La Messe d’Or
Cappella Pratensis
Tim Braithwaite, voix supérieure, directeur artistique
Andrew Hallock, voix supérieure
Peter de Laurentiis, alto
Marc Busnel, ténor
Jonty Coy, basse
Une expérience magique et spirituelle au lever du jour, à la lueur des bougies, avec des chaises longues, portée par des chants a cappella de l’ensemble Cappella Pratensis, de retour au festival avec la Missa Ecce ancilla Domini de Guillaume Du Fay (1397–1474), évoquant la rencontre entre l’ange Gabriel et Marie.
Cette messe s’appuie sur les paroles par lesquelles Marie exprime son consentement à sa vocation singulière : « Voici la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon votre parole. » Dans la musique de Guillaume Du Fay, ces mots reviennent comme un fil rouge à travers toutes les parties de la messe. Entrelacée de chants grégoriens et de passages du récit évangélique, l’œuvre fait revivre la Missa aurea médiévale, une célébration de l’Avent où musique, rituel et imaginaire se fondent en une même expérience.
Ainsi, ce concert devient un voyage contemplatif au cœur de l’univers bourguignon de Du Fay, où la foi, l’art et le son se rencontrent dans un dialogue habité.
Programme :
La Missa Ecce ancilla Domini de Guillaume du Fay
Introitus: gregoriaans – Rorate celi
Kyrie: Guillaume Du Fay
Gloria: Guillaume Du Fay
Graduale I: gregoriaans – Tollite portas
Graduale II: gregoriaans – Prope est Dominus
Evangelium: gregoriaans – Lucas 1:26–38
Credo: Guillaume Du Fay
Offertorium: gregoriaans – Confortamini
Prefatio: gregoriaans
Sanctus: Guillaume Du Fay
Pater Noster: gregoriaans
Agnus Dei: Guillaume Du Fay
Communio: gregoriaans – Ecce virgo concipiet
Motet: Antoine Busnoys (c.1430 -1492) – Regina celi II
Cappella Pratensis
Fondé en 1987, l’ensemble vocal Cappella Pratensis s’est spécialisé dans la polyphonie des 15e et 16e siècles. Son nom renvoie à la forme latine de “des Prez”, en référence à Josquin des Prez, ce compositeur qui s’est posé en maître incontesté de son époque. Le répertoire du groupe se place sous le signe de sa musique.
L’ensemble tend à ressusciter les chefs-d’œuvre du répertoire polyphonique en recréant les conditions musicales qui prévalaient à la Renaissance : les chanteurs, réunis autour d’un pupitre, interprètent des partitions transcrites comme à l’origine en notation mesurée dans un grand livre de chœur. L’interprétation de Cappella Pratensis repose aussi sur des principes premiers, tels la reconnaissance du chant grégorien en tant que fondement de la polyphonie renaissante, la primauté d’une ligne mélodique flexible et horizontale, le système modal et l’influence de la langue sur l’interprétation et la technique vocale. Ces principes ne répondent pas à un souci d’authenticité mais à la volonté de rendre justice à un répertoire qui mérite d’être considéré comme l’un des points culminants de la culture musicale occidentale.
Cappella Pratensis s’est illustré sur la scène de festivals et concerts renommés à travers l’Europe (Utrecht Early Music Festival, Regensburg Festival, Flanders Festival, York Early Music Festival,…) et s’est produit en tournée en Amérique du Nord et au Japon. L’ensemble a enregistré une dizaine de CD et a reçu le prestigieux Diapason d’Or pour son enregistrement de Missa Mi-mi d’Ockeghem.
L’ensemble Cappella Pratensis est ensemble-en-résidence à la Fondation Alamire (Université de Louvain, Belgique).