Tatiana Samouil

L’une des violonistes les plus inspirantes de notre temps, Tatiana Samouil est constamment sollicitée comme soliste, artiste d’enregistrement, chambriste et pédagogue. Ambassadrice de l’école russe, elle a joué aux côtés de Youri Bashmet lors de la cérémonie de clôture des Jeux olympiques de 2014 à Sotchi, en Russie, devant un auditoire de quarante mille personnes et près de trois milliards via des émissions en ligne dans le monde. Il n’est pas surprenant que son nom apparaisse dans « Le livre d’or des talents russes des vingtième et vingt-et-unième siècles », gardé dans le palais du Kremlin.

« Le jeu volontaire, passionné et inspirant de Samouil est la continuation directe des meilleures traditions de l’école de violon russe » Kultura, Moscou, juin 2002.

Née dans une famille de musiciens éminents, elle fit ses débuts avec l’Orchestre National de Moldavie, sous la direction de son père, le chef d’orchestre Alexandru Samoila, et fut tellement émue par cette expérience qu’elle décida de se consacrer au violon. Tatiana Samouil fut sélectionnée par le programme russe « les Nouveaux Noms » à l’âge de quatorze ans et commença une tournée dans les salles de concert les plus prestigieuses de Russie et d’Europe, se produisant également au siège des Nations Unies, au Vatican à la résidence du Pape Jean Paul II, à Genève et pour l’UNESCO à Paris.

Elle obtint son diplôme de soliste « avec mention extraordinaire » au conservatoire Tchaïkovski de Moscou et poursuivi ses études avec Igor Oistrakh au Conservatoire Royal de Bruxelles. Tatiana Samouil remporta, en trois ans seulement, 7 des plus prestigieuses compétitions internationales de violon, notamment le Concours International Tchaïkovski de Moscou (2002), le Concours Reine Elisabeth de Bruxelles (2001), le Concours international Michael Hill en Nouvelle-Zélande (2001) et Concours international de violon Jean Sibelius à Helsinki (2000).

Actuellement, elle se produit dans le monde entier, malgré son accident presque mortel en 2014. Elle fut hospitalisée pendant une longue période, ne sachant pas si elle serait capable de marcher ou de jouer du violon à nouveau. Sa récupération est tout simplement miraculeuse. Le concert de retour de Tatiana se déroula en direct dans la prestigieuse Salle Gaveau à Paris avec Irina Lankova et fut enregistré par la télévision française.

Elle partage souvent la scène avec d’autres grands musiciens de notre temps. Yuri Bashmet, Denis Matsuev, Maxim Vengerov, Vadim Repin, Gauthier Capucon, Gérard Causse, Augustin Dumay, Frans Helmerson et Gary Hofmann se sont produits à ses côtés. Tatiana est invitee par les chefs d’orchestre tels que Antonio Pappano, Christian Arming, Kazushi Ono, Dmitry Liss, Gilbert Varga, Jean Jacques Kantorow et bien d’autres.
Tatiana Samouil a joué avec de nombreux orchestres de renom : l’Orchestre National Belge, l’Orchestre Philharmonique de Bruxelles , l’Orchestre Symphonique de La Monnaie, l’Orchestre Philharmonique de Liège, l’Orchestre National de Russie, l’Orchestre Symphonique de Saint-Pétersbourg, l’Orchestre Novaya Rossiya, l’Orchestre Philharmonique de Nizhny Novgorod, l’Orchestre Philarmonique de Bonn, le Bayerische Kammerorchester, l’Orchestre présidentiel de Turquie, l’Orchestre Symphonique de l’État d’Izmir, l’Orchestre Philharmonique du Théâtre Colon (Buenos Aires), l’Orchestre Symphonique de Salta, l’Orchestre Philharmonique finlandais, l’Orchestre Philharmonique d’Auckland, l’Orchestre Philharmonique d’Odessa, l’Orchestre Philharmonique de Montevideo (Uruguay), l’Orchestre de chambre Franz Liszt (Budapest), l’Orchestre de la Radio de Sofia, l’Orchestre Symphonique du Théâtre National de São Carlos (Lisbonne), l’Orchestre Philharmonique du Sud de la République tchèque.

Tatiana est membre fondatrice et premier violon du quatuor Malibran.

Elle est professeur de violon au Conservatoire Royal d’Anvers en Belgique et au Centre des Arts Supérieur Musikene à San Sebastián, Espagne.

Mis à part l’album pour « Sony Classical », Tatiana a sorti près de 20 CD. Son enregistrement d’œuvres d’Eugène Ysaÿe avec l’Orchestre philharmonique de Liège sous la baguette de Jean-Jacques Kantorow a reçu le « Diapason d’Or », la plus haute distinction du magazine musical français « Diapason ».